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Podcast #2 : comment je suis devenue une star du business

Si vous connaissez autour de vous des gens qui ont envie de devenir aussi riche que moi, n’hésitez pas à partager mon podcast. 

 

Lorsqu’on est freelance et qu’on a pour ambition d’être riche, il faut vendre et donc avoir des clients. Pour cela, quoi de mieux que la toile et ses réseaux sociaux ?

En observant ce qui se passe sur Facebook, pour appâter le chaland il semble essentiel de poster très régulièrement des photos de soi à la plage, au marché, en train de sortir les poubelles ou des photos ses enfants. Cette démarche m’a dans un premier temps totalement emballer. Je pouvais me faire de la thune en restant pénard à la maison en pyjama troué.

Et puis en y réfléchissant, j’ai eu quelques réticences. Pas des réticence morales, rassurez-vous. Cela ne me pose absolument aucun problème de manipuler mon gosse pour me faire de la pognon.

Non. Ce qui m’a retenu dans ce type de démarchage commercial c’est simplement que je doute du côté bancable de mon fils. En effet, il se trouve que mon enfant est… vilain. Lorsque je dis vilain c’est un litote. En réalité, il est absolument affreux. C’est même à se demander comment la nature a pu façonner un être vivant aussi monstrueux : des pustules sur tout le corps, un nez dont s’écoule en permanence de la morve verdâtre visqueuse et une haleine… Bref, chez lui, tout est ignoble !

Quant à poster des photos de moi, vous vous doutez bien qu’en ayant enfanté ce machin, je n’en suis pas sortie indemne. Ma grossesse a tailladé mon ventre de vergetures, transformé mes seins en gants de toilettes et collé sur mon visage tâches brunes, rides et autres cernes. J’ai le profil idéal pour remporter haut la main le titre de Miss Macaque 2018.

Vendre sur Internet ce n’est pas pour moi.

On m’a donc conseillé d’infiltrer des réseaux business et de préférence les plus pointus.

J’ai alors essayé de trouver un réseaux d’entrepreneurs porteur d’un strabisme à l’œil gauche puis un réseaux réservés aux personnes chaussant du 39, mais j’ai fait choux blanc. C’est donc au milieu de nanas que j’ai eu ma première expérience de réseautage. Armée d’un wonderbra, d’une gaine et d’une bonne couche de fond de teint, je me rendis à un apéro exclusivement réservée aux femmes chef d’entreprise.

La soirée a été ma foi fort… sympathique…. J’ai discuté avec une spécialiste du power patate, une experte en énergétique des couleurs, une médium axée sur les problématiques des cochons d’Inde et une conceptrice d’ambiance florale pour les demandes en mariage des hommes de 38 ans et 4 mois portant des chemises bleues méditerranées. Cette dernière m’a expliqué que c’est la présidente du réseau, elle-aussi conceptrice d’ambiance florales, qui lui a conseillée de trouver un marché de niche. Et d’ailleurs ça cartonne !

On le sait ce n’est pas en participant à une seule soirée qu’on va développer son chiffre d’affaires. L’important est de faire partie de plusieurs réseaux si on veut tel Picsou se rouler dans des petites coupures.

Un matin à 6h45, je me rendis donc à une petit-déjeuner business. Dans la salle il y avait des hommes, des femmes, des qui chaussent du 45 et demi, des entrepreneurs en basquettes, des gens qui ont eu le temps de repasser leur chemise, d’autres qui ont les paupillères toute collées, des filles bien maquillées et des qui ont la trace de l’oreiller sur la joue, des formateurs, des plombiers, des avocats, des assureurs, des maçons… Le premier à m’accoster était un restaurateur. Lorsque je l’interrogeais sur sa niche, il me dit qu’il était plutôt chat. Je m’empressais alors de lui demander si son affaire cartonnait. Il me répondit qu’il y avait des hauts et des bas comme pour n’importe quel chef d’entreprise. Il me demanda ensuite mon nom. « Ah ! Tu es la copine de Sandrine ! Je dois faire mon site internet. Tu ne pourrais pas me donner un coup de main ? »

En voilà comment, depuis, je suis devenue une star du business, avec des contrats qui tombent, chaque semaine, par centaines.

Dans un prochain podcast, je vous raconterai comment je me suis me constituée une collection de sextoys. En attendant n’hésitez pas à m’envoyer des photos de votre conjoint ou conjointe ventripotent. Je vous souhaite une très belle journée. A bientôt.

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